Vis ma vie de Freelance – Être indépendante au quotidien

Il m’a été demandé de me présenter un peu plus que dans ma page A propos.

Sans trop en dévoiler, je vais donc partager avec vous mon quotidien de journaliste et rédactrice freelance à travers deux articles :

  • le premier, consacré aujourd’hui aux avantages et inconvénients de ce nouveau statut que j’occupe depuis plus d’un an,
  • le second, qui vous donnera un exemple de semaine-type.

Je tiens à préciser que ces articles n’engagent que moi et n’ont pas pour but de vous inciter ou vous décourager à devenir indépendant.

Me concernant, et tout d’abord, mon choix de devenir indépendante n’a pas été dicté par un « ras-le-bol » général, comme ça peut être le cas pour d’autres personnes, mais plutôt le sentiment profond que je ne suis pas forcément à ma place dans une structuration dite « classique ».

A la fin d’un contrat et au départ d’une nouvelle vie, j’ai saisi l’opportunité de reprendre les choses du début et de donner un nouvel élan à ma vie professionnelle.

Emploi du temps

Dès le début, j’ai été surprise par le rythme, ou plutôt l’absence de rythme.

Malgré moi, je m’étais habituée aux horaires réguliers, le travail ponctué de rendez-vous et de coups de téléphone, les jours et heures de réunion réglés comme du papier à musique, les dates de congés affichées sur un grand tableau blanc.
Soudainement, heureusement ou malheureusement, plus de collègues, plus de hiérarchie, plus de négociations, plus d’organisation interne.

J’ai donc du trouver des solutions pour rester dynamique et réactive en étant solo, notamment en créant mon propre emploi du temps (j’y reviendrai dans le second article) et en me fixant des objectifs quotidiens.

Voici ce que je ne changerais pour rien au monde, ou « les plus » d’être freelance :

  • la possibilité de travailler majoritairement de chez soi avec des pauses dans son environnement,
  • l’opportunité de rendre chaque jour différent, unique et spécial car je peux moduler la cadence. Travailler le soir, la nuit et le weekend SI ça me chante,
  • pouvoir chambouler le calendrier pour les urgences, rendez-vous médicaux et les loisirs, sans oublier la chance de prendre des congés sans compromis.

Les moins :

  • la liberté de travailler n’importe quand augmente considérablement la probabilité de le faire, et peut mener à un rythme anarchique,
  • de récurrentes intrusions sur le temps professionnel par l’entourage qui nous croit disponible : appels, demande de services, voisinage, etc.,
  • des difficultés à imposer mon emploi du temps auprès des clients et collaborateurs – néanmoins je pense que ce point est inhérent à toute activité commerciale B to B.

Environnement

De mon point de vue, l’exposition, la lumière, l’espace, le bruit et la température d’un endroit participent au bien-être et à l’équilibre de toute vie privée mais également professionnelle.
Depuis ma plus tendre enfance, je suis sensible à l’ambiance des lieux que je visite/occupe et pour moi décorer et personnaliser mon intérieur est primordial.

C’est pourquoi, et après avoir expérimenté toutes sortes d’environnements : commerces, bureaux, grandes surfaces, etc., il était important pour moi d’avoir un espace spécifiquement aménagé pour me consacrer à mon activité.

Les plus :

  • un espace de travail 100% personnalisé me correspondant parfaitement, augmentant mon sentiment de sécurité, de bien-être et de confort,
  • une organisation générale plus personnelle (#team masking tape),
  • je ne suis pas tributaire des achats d’entreprise et possède mon matériel propre, qui parfois est plus adapté, plus performant, voire plus joli.

Les moins :

  • un investissement en temps et finances important car j’assume seule la gestion et la responsabilité de l’équipement,
  • une accumulation de dossiers, matériel, etc. dans un espace réduit qui fait émerger le besoin d’une pièce dédiée,
  • un manque d’outils professionnels : plastifieuse, massicot, stock de fournitures, logiciels & applications spécifiques.

La vie sociale

J’ai découvert récemment que j’étais potentiellement « ambivertie », ce qui signifierait que je suis à la fois extravertie et introvertie.
Après réflexion, cela est fort probable puisque, si je suis quelqu’un de très sociable, avec le contact facile et que j’adore les rapports humains, je peux aussi pendant un petit moment me mettre en retrait ou m’isoler pour me ressourcer.

Aussi, la perspective de l’indépendance a été en demi-teinte.

En effet, il a fallu trouver le juste milieu entre les réunions et rendez-vous à la chaîne et la solitude complète et totale qui assomme, pour tendre vers une certaine harmonie sociale professionnelle.

Les plus du statut d’indépendant :

  • de nombreuses rencontres et immersions dans une multitude d’univers – plus que dans mes anciennes professions,
  • une approche des échanges moins formelle, plus décontractée,
  • selon l’humeur, la possibilité de travailler complètement isolé, ou dans un espace de co-working, voire dans un lieu bondé.

Les moins :

  • un manque de sentiment d’appartenance, que ce soit à un réseau ou à une entité qui permettrait de partager un certain vécu,
  • les échanges professionnels et leur émulation ne sont plus quotidiens,
  • aucune prise de relais d’un dossier par un supérieur/inférieur hiérarchique ou un modérateur n’est envisageable.

Un équilibre délicat à trouver

Avant même le début de ma (jeune) carrière, concilier vies privée et professionnelle tout en étant 100% investie dans chaque était un objectif que je m’étais fixé.

Puis, au cours de mon parcours, j’ai vu qu’il était parfois difficile d’éviter que ces deux mondes se télescopent, souvent pour le pire.

J’ai subi l’angoisse du lundi matin qui ruine le weekend, le stress de la deadline qui fait suer à grosses gouttes, la boss qui vous demande de rappliquer pendant vos congés.
Mais j’ai aussi vu des collègues se transformer en amies, connu des évaluations positives poussant à se dépasser personnellement et acquis des outils et connaissances désormais indissociables du quotidien.

Peut-on dire pour autant que le fait d’être indépendant favorise cette stabilité ?

Les plus :

  • une flexibilité dans la gestion des projets en accord avec son propre rythme naturel,
  • un passage entre les deux « mondes » facilité par l’accessibilité, notamment l’absence de trajets ou de protocoles,
  • la possibilité d’adopter un mode de travail alternatif prenant en compte la personnalité (par exemple écouter de la musique, parler à voix haute, pratiquer de l’exercice physique, etc.).

Les moins :

  • un manque de cloisonnement mental et physique si le coin bureau est situé dans la pièce de vie,
  • mes agendas et téléphones étant à la fois personnels et professionnels , cela nécessite une certaine vigilance en les utilisant,
  • le risque de se laisser envahir d’un côté ou de l’autre par les tâches, et abandonner la totalité de ses objectifs.

Ce que j’en pense

Du chemin a été fait depuis le début de l’aventure !

Même si quelque fois je m’imagine dans une dynamique professionnelle « traditionnelle », pour l’instant je ne retournerais pas au salariat.
Et même si cela arrivait, je sortirais grandie de ce parcours.

C’est un engagement sérieux entre soi et le monde qui peut tout bousculer.
Je vous livrerai d’ailleurs prochainement des témoignages de personnes qui ont modifié leurs temps pour changer de vie.

En attendant, retrouvez bientôt le second article de mon quotidien d’indépendante décrivant un exemple de semaine-type !

A très vite, chers minuteurs !

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